Albert Ayler, le livre

La personnalité et l’œuvre d’Albert Ayler sont probablement trop complexes pour être appréhendées par un seul homme. C’est la conclusion à laquelle a dû aboutir le journaliste Franck Médioni qui a préféré diriger une analyse plurielle du saxophoniste plutôt que de partir au front en solitaire.
Grand bien lui en a pris puisque ce livre apporte un éclairage absolument passionnant sur l’influence d’Ayler sur tout un pan de la musique moderne. Journalistes, écrivains, hommes de radio, producteurs, musiciens, écrivains et cinéastes se succèdent ainsi pour compléter ce portrait fouillé de l’auteur de Love Cry.
Et s’il a longtemps été l’archétype de l’artiste maudit, incompris de ses contemporains, une simple anecdote résume la résonance de son jeu radical sur les plus visionnaires : sur son lit de mort, John Coltrane demandera qu’Ayler joue à ses obsèques. Albert Ayler, c’était donc l’équation divine d’un son, une énergie et d’une définition toute personnelle du swing. Ou, comme le formule Archie Shepp dans sa préface, « A = MC2 ». Kalcha
Albert Ayler : témoignages sur un Holy Ghost, sous la direction de Franck Médioni (Editions Le Mot et le Reste)
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