David Reinhardt, soul manouche
4 novembre 2011 – 11:04 | Pas de commentaire

La musique de David Reinhardt n’a plus grand-chose à voir avec celle de ses illustres aînés

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So Jazz 9 est en kiosque

Déposé par Romain Grosman le 30 août 2010 – 18:07Pas de commentaire

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Les tournées d’été et autres agapes festivalières ont pris fin (on attend Jazz à la Villette, Nancy Jazz Pulsations, Toulouse, Tourcoing, Nevers). On peut voir dans ces grands rassemblements – sans oublier les plus petits qui animent des villages et déposent les musiciens jusque dans des lieux retranchés – un vaste barnum, regretter l’uniformisation des programmations, la raréfaction des jams, l’incursion d’affiches incongrues au milieu de manifestations « jazz ». Reste que des milliers de spectateurs ont écouté, en juillet et en août, Herbie Hancock, Melody Gardot, Wayne Shorter. Nombre d’entre eux n’étaient pas des jazz addicts. Ils ont aussi entendu Buddy Guy, Earth Wind & Fire, Sharon Jones, Gil Scott Heron.

Il y a longtemps que le public (la plupart des musiciens aussi) a décidé de ne pas choisir et de ne pas cliver entre ses goûts pour le jazz (free, indé, bop), le blues, la soul, le funk, le gospel ou les musiques du monde. Esperanza Spalding a étudié le classique, elle a ensuite découvert le jazz. Les jazzmen l’appellent, Prince et Stevie Wonder aussi. A 25 ans, elle incarne cette génération où un idiome ne suffit plus à résumer un parcours.

Chucho Valdès est une mémoire du jazz cubain. Son nouvel album, magistral, raconte toute une histoire d’influences et d’écoutes réciproques entre culture cubaine et afro-américaine. Dino Saluzzi, rencontré en Italie pour quelques rares concerts a aussi croisé le jazz, sans renier la tradition de son pays, le tango, les airs de son Argentine natale.

Steve Coleman a incarné le son hip des années 90, quand les jazzmen pistaient la filière rap pour un échange en forme de passerelle tendue entre des écoles, la rue et les clubs, qui avaient tout à s’apprendre. Dans une démarche plus introspective désormais, il s’explique, se défend, argumente. C’est parfois tendu, mais éclairant. Le jazz reste d’abord une aventure humaine. Le récit de Steve Potts, magnifique musicien installé en France depuis plusieurs décennies, nous ramène à l’essentiel. Bonne rentrée.

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